
La première remontée de Vars fut un
téléautoski situé tout proche du refuge Napoléon au bord de la N 202 (aujourd'hui D 902). Le premier tronçon fut achevé en 1937, le télé-auto-ski comprenait vingt sièges sur un chassis
traîneau à skis, tracté par un moteur Rolls Royce sur 1075 m pour 220 m de dinivelé. Le tronçon supérieur, de 875 m de long, débutait au même niveau que la Cabane des Prises pour monter
jusqu'à la crête du Châtelret à 2449 m d'altitude. Suite aux dégradations dues aux vols et aux intempéries, les appareils seront transportés dans un hangar à Montdauphin pour éviter des
dépravations et des déteriorations, alors que les câbles seront finalement détruits par les troupes d'occupations. A la fin de la seconde guerre mondiale, le téléski de Peynier, construit en
1937, est donc le seul appareil réalisé dans le département qui soit en état de marche, le deuxième tronçon sera construit en 1952, permettant ainsi d'atteindre les 2200 m d'altitude.
En 1949, la Société des Remontes Pentes de Vars est constituée, dépendant de la régie Départementale sous le contrôle du service des Ponts et Chaussés. Alors
que le village des Claux était encore inexistant, un premier essai fut entrepris avec la création du téléski de l'Ecuelle en 1950. Par la suite, le fameux téléski de la Mayt
voit le jour en 1952, il sera le plus rapide et le plus long d'Europe avec ses 2700 m. Ce n'est qu'à partir de 1962, avec la naissance de la SEDEV (Société pour l'Equipement et le DEveloppement
de Vars), que débuta la construction du village des Claux, avec la création d'une multitude de remontées dont le premier télésiège à Ste-Marie, suivi des télésièges des Escondus et
de l'Ubac aux Claux. Peynier sera enfin relié aux Claux qu'à partir de 1981 grâce à la réalisation d'un long télésiège. La première télécabine douze places des Alpes du Sud
est construite à Vars en 1987. A cette même date, le domaine de la Forêt Blanche atteind les 2750 m d'altitude grâce à la création des téléskis du Col de Crévoux et de
Chabrières. Les années 90 seront le signe du renouveau avec un long processus de modernisation des équipements en particulier avec le remplacement des téléskis des
Heureux et du col de Crévoux par deux télésièges 4 places à pince fixe, terminé les heures d'attentes interminables...puis suivis de l'arrivée des premiers télésièges débrayables. Ces
dernières années seront marquées par la création des télésièges débrayables 6 places.
Aujourd'hui, la station possède 25 remontées mécaniques dont 16 téléskis (14 à perche découplable et 2 à perche fixe), 8 télésièges (4 à
pince débrayable construits par Leithner et 4 à pince fixe construits par Poma) et enfin 1 télécabine 12 places réalisée par Poma.


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